La Sophrologie accompagne la personne malade dans son parcours vers la guérison

La sophrologie est une aide précieuse et complémentaire lorsqu’il y a pathologie avec prise en charge médicale.

Ne se substituant en aucune façon au traitement médical et n’ayant pas la prétention de guérir, elle aide les personnes à mieux accepter la maladie et le traitement, elle renforce leur autonomie et leur capacité à lutter.

Le sophrologue aborde le patient dans sa globalité et non en fonction d’un symptôme.

Quelques exemples :

  • maladies : acouphènes, anorexie, asthme, AVC (accident vasculaire cérébral), bronchite pulmonaire, burnout, cancer (cf. : articles ci-dessous), dermatologie, diabète, dépression, douleur, fibromyalgie (douleurs musculaires), hypertension, hypocondrie, ostéoporose, maladie de Parkinson, sclérose en plaque, surpoids, troubles bipolaires, maladies psychosomatiques, état de stress post-traumatique, etc.
  • addictions: alcool, boulimie, compulsions, kleptomanie, tabac, toxicomanie, dépendance sexuelle, sportifs forcenés, workaholics (« fous du travail »), etc.
  • phobies: agoraphobie, aviophobie, claustrophobie, dentophobie, mysophobie, zoophobie, etc.

Mes spécialisations en sophrologie : maladie

De même, la Sophrologie accompagne les patients en kinésithérapie, pour une intervention chirurgicale (pré et post-opératoire), en soins palliatifs et en thanatologie.

E-SANTE.FR

Article publié par Hélène Joubert, journaliste scientifique le 07/01/2016 (extrait)

Sources : *SOiNS – no 800 – novembre 2015

LA SOPHROLOGIE POUR MIEUX VIVRE LE CANCER

Dans le cancer, le traitement de chimiothérapie est le plus souvent lourd, long et fatigant. Autant de situations anxiogènes et sources de stress qui peuvent être améliorées par la sophrologie. Plusieurs services de cancérologie en France proposent des séances de sophrologie, dont l’Institut Curie à Paris. Que peut-on en attendre ?

Cancer : pourquoi penser à la sophrologie ?

La sophrologie est une thérapie – une médecine alternative- dont l’objectif est « d’allier le corps et le mental vers un développement harmonieux de la conscience ». Les techniques proposées permettent de retrouver le calme, de diminuer les peurs et offrent aux personnes l’opportunité d’agir sur eux-mêmes au moyen d’exercices simples. Elles s’appuient sur la respiration, la prise de conscience des sensations corporelles et de ses ressources ainsi que la gestion des émotions et du mental. Elle peut être une aide chez les personnes sous chimiothérapie. En effet, ces traitements s’inscrivent dans la durée et peuvent générer fatigue, anxiété, effets secondaires plus ou moins invalidants qui rythment la vie des malades au point, parfois, de monopoliser toute la place.

Chantal Barré, infirmière sophrologue (sophrologie « caycedienne ») de l’Institut Curie : « La sophrologie permet un recentrage de la personne pour revenir à « ici » et « maintenant » à travers le souffle et les sensations corporelles. C’est en prenant appui sur son corps que la personne malade va pouvoir se reconstruire en retrouvant confiance en elle-même. La finalité est de reprendre les rênes de sa vie, en faisant face à la maladie, aux traitements et de devenir autonome. Il s’agit de donner les moyens pour agir et ne pas subir ».

Quand se tourner vers la sophrologie ?

Les demandes en sophrologie dans le cancer sont multiples :

  •  Diminuer l’anxiété. Celle-ci peut varier selon les jours, par exemple si la séance de chimiothérapie précédente s’est mal passée, la personne peut ressentir de l’anxiété (anticipatoire) avant la séance suivante. Elle pourra même avoir de réelles nausées, similaires à celles provoquées par la chimiothérapie, alors même qu’elle ne l’aura pas encore subie.
  • Améliorer les troubles du sommeil, fréquents. La sophrologie peut aider à lâcher prise, à tenir à distance les pensées anxiogènes et favorise la relaxation.
  • Réduire les manifestations des effets secondaires des traitements anticancéreux (fatigue, perturbation du schéma corporel, nausées…)
  • Accepter le traitement. Par exemple, si la nécessité d’un traitement néo-adjuvant (appliqué avant l’intervention chirurgicale) est généralement bien comprise et acceptée, en revanche, l’intérêt de la chimiothérapie, une fois l’opération réalisée peut parfois être mal vécue. Certains patients n’en voient pas toujours l’utilité ce qui ne facilite pas l’acceptation du traitement et les effets secondaires sont alors souvent majorés.
  • Mieux gérer le stress et les émotions : apprendre à les reconnaître, à les nommer comme la colère, la tristesse…Se préparer aux examens. Certaines personnes ont une phobie de l’imagerie par résonance magnétique (IRM, où le lit d’examen est introduit dans tunnel assez exigu), mais aussi de la radiothérapie et ont parfois des problèmes pour rester immobiles pendant l’examen. La sophrologie va leur permettre de se mettre en situation et d’apprendre à anticiper positivement cette situation anxiogène.

Source : em-consulte.com (extrait)

SOINS

LA REVUE DE RÉFÉRENCE INFIRMIÈRE

Yasmina Ouharzoune (Rédactrice en chef), Emmanuelle Barsky (Rédactrice en chef adjointe)

Soins est la revue de référence infirmière. Cette revue du savoir infirmier permet de suivre l’évolution des pratiques de soins dans un environnement de plus en plus complexe.

Tous les articles sont écrits par des professionnels de santé, évoluant dans des contextes nationaux ou internationaux, et sélectionnés par un Comité de rédaction, avec le conseil d’un Comité scientifique qui rassemble les président(e)s des plus grandes associations infirmières. Des experts de renom, spécialisés dans tous les domaines environnant la pratique infirmière (sociologie, philosophie, économie, droit, santé publique, etc.), ainsi que dans le domaine des sciences infirmières, sont associés à la rédaction.

 Vol 60 – N° 800 – p.17/20 – novembre 2015

La sophrologie à la rencontre des patients en oncologie – 11/11/15

Sophrology for patients in oncology

Doi : 10.1016/j.soin.2015.09.016

Chantal Barré  : Infirmière sophrologue, Marie-Christine Falcou : Assitante étude clinique du département de santé publique, Véronique Mosseri : Médecin statisticien du département de recherche clinique, Sylvie Carrié : Cadre de département hôpital de jour médecine oncologique, Sylvie Dolbeault : Psychiatre

Institut Curie, 26, rue d’Ulm, 75231 Paris cedex 05, France 

Résumé :

Il est important d’accompagner les patients atteints de cancer durant leur parcours de soins et même après.

Ces derniers subissent des traitements longs et difficiles, autant de situations anxiogènes et sources de stress.

Les techniques sophrologiques permettent de retrouver le calme, de diminuer les peurs et offrent aux patients l’opportunité d’agir sur eux-mêmes au moyen d’exercices simples facilement reproductibles.

Cette observation a été vérifiée par une étude menée à l’Institut Curie auprès de patientes suivant une chimiothérapie.

Summary :

It is important to support patients with cancer during their care pathway and even beyond. They undergo long and difficult treatments, all anxiety-causing situations and sources of stress. Sophrological techniques help patients to find calm, lessen their fears and offer them the opportunity to work on themselves through simple easily reproducible exercises. This observation has been verified by a study carried out at the Institut Curie with patients undergoing chemotherapy.

Mots clés : accompagnement, anxiété, chimiothérapie, qualité de vie, sophrologie

Keywords : anxiety, chemotherapy, quality of life, sophrology, support

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